Marque BENOR pour le béton routier

Comment faire certifier et enregistrer des produits ?

Un organisme indépendant doit certifier les mélanges de béton pour des revêtements de voirie et les éléments linéaires. C’est ce que prescrit l’'Agentschap Wegen en Verkeer' depuis 2015. Les mélanges de béton doivent également être enregistrés auprès de l’Autorité flamande, 'Afdeling Wegenbouwkunde'. Toutefois, le règlement d’application pour la certification de produits du béton routier n’existait pas encore. Tous les documents requis sont officiellement parus depuis peu. Le système peut donc pratiquement être lancé.

1. Étude préliminaire

Avant de certifier un mélange de béton, il convient de procéder à une étude préliminaire. Sur la base d’une étude de laboratoire expérimentale, on peut opter pour un mélange optimal qui satisfait à toutes les caractéristiques prescrites. Les tests suivants doivent ensuite être réalisés :

sur du béton frais : teneur en ciment, masse volumique du béton frais, essai d’affaissement, teneur en air, rapport E/C, rendement et granulométrie du squelette inerte.

sur du béton durci : masse volumique sèche/humide du béton durci, résistance à la compression après 3/7/28 jours, absorption d’eau par immersion, résistance à la flexion après 28 jours et résistance au gel/dégel 28 cycles. Pour le béton de fibres d’acier, la résistance en traction par flexion classique doit également être testée après 28 jours.

2. Note justificative

Les résultats de l’étude préliminaire sont résumés dans une note justificative. Elle doit être soumise à l’organisme de certification. Si la note justificative satisfait à la note réglementaire RNR 06 et au PTV 850, l’organisme de certification l’authentifiera. Attention : si différents sites de production fabriquent un mélange de béton dont la recette est identique, une note justificative est alors requise par unité de production.

3. Équivalence

La durée de validité d’un enregistrement est de 5 ans. Si d’autres matières premières sont utilisées à la production, l’équivalence du nouveau mélange doit dès lors être démontrée. Il peut dès lors s’avérer nécessaire de procéder à une nouvelle note justificative et de la faire enregistrer elle aussi. Cela dépend de l’effet des modifications apportées aux caractéristiques du mélange de béton.

Effet négligeable : la note justificative peut être réutilisée et aucune nouvelle fiche technique ne doit être dressée.

Exemple : adaptation du squelette inerte avec le même type de granulat, où la différence maximale par apport au squelette de référence s’élève tout au plus à 5 % par tamis par rapport à la valeur établie.

Effet minime : le fabricant doit procéder à un examen analytique (granulométrie, fiche technique, etc.) afin de démontrer que l’étude préliminaire initiale est toujours représentative. Cet examen doit être approuvé par l’organisme de certification. L’étude préliminaire reste valable et la fiche technique doit être mise à jour.

Exemple : remplacement des granulats de porphyre par des granulats de gré sans altération du squelette inerte.

Effet notable : pour démontrer que l’étude préliminaire initiale est toujours représentative, le fabricant doit procéder à un examen analytique (granulométrie, fiche technique, etc.) qui doit être approuvé par l’organisme de certification. Une nouvelle étude préliminaire limitée doit être réalisée et la fiche
technique doit être mise à jour.

Exemple : augmenter la classe de résistance du ciment, modifier la classe granulaire des gravillons, ajouter un adjuvant.

Pour certaines modifications, le fabricant doit procéder à une toute nouvelle étude préliminaire sur base de laquelle une nouvelle note justificative et une nouvelle fiche technique doivent être dressées.

Exemple : modification du type de ciment ou de sable ou diminution de la classe de résistance du ciment.

4. Contrôle externe

Un contrôle externe évalue la conformité des études préliminaires, les vérifications, les notes justificatives, les fiches techniques et les autocontrôles du fabricant.

Le Service Public Wallon a décidé de ne pas imposer la certification BENOR des bétons routiers. Ce système n’est donc actuellement pas obligatoire en Région Wallonne.

Si vous avez des questions sur la certification des produits de béton routier portant la marque BENOR, n’hésitez pas à contacter votre Technical Advisor.