Tirants d’ancrage au sol des murs de quai à Harelbeke

Herbosch-Kiere fabrique quelque 700 tirants pour ancrer solidement les murs de quai rénovés de la Lys dans le sol en argile yprésienne à Harelbeke. C’est indispensable dans la mesure où la liaison Escaut-Seine permettra le passage de bateaux de 4500 tonnes chargés de conteneurs sur trois étages. Un projet ambitieux d’après Marc Verlinden, chef du département Funderingstechnieken (techniques de fondation) de Herbosch- Kiere (Eiffage Benelux) – à la fois par son ampleur et sa mise en oeuvre dans l’argile yprésienne.

Des travaux d’adaptation sont réalisés de la Lys à Deinze à Wervik sur la frontière française, pour créer d’ici 2025 une gigantesque voie navigable entre le bassin de l’Escaut et la Seine. Il y aura notamment une nouvelle écluse de retenue à Harelbeke et les murs de quais et les rives de la Lys seront rehaussés. Le département Funderingstechnieken de Herbosch-Kiere, entreprise spécialisée en construction civile et hydraulique, fabrique des ancrages à injection pour la rénovation des murs de quai, sur ordre de THV Leieland – Herbosch- Kiere – Jan De Nul.

Jusque 30 mètres de profondeur

Herbosch-Kiere fore des trous dans le sol jusqu’à plus de 30 mètres de profondeur et y injecte du coulis de ciment, un mélange de ciment pur et d’eau, dans lequel une armature d’acier est ancrée. Pour ce faire, Herbosch-Kiere utilise du CEM I 52,5 N de CBR, un ciment à durcissement rapide et qui atteint une résistance élevée après deux semaines environ. Près de 1000 tonnes de ciment ont été utilisées jusqu’à présent. 

Stabilité dans l’argile ?

Marc Verlinden, chef du département Funderingstechnieken de Herbosch-Kiere : ‘L’élément exceptionnel de ce projet, c’est que nous ancrons des tirants de sol à une telle échelle, avec des charges de service élevées allant jusque 60 à 70 tonnes, dans l’argile yprésienne, qui se trouve à une profondeur relativement grande (30 mètres) et n’offre que peu de résistance. Les ancrages, qui doivent garantir la stabilité du mur de quai ne peuvent pas trop fluer, ce qui n’est pas vraiment évident dans l’argile yprésienne. Pour améliorer le contact de l’ancrage avec l’argile yprésienne, nous procédons à une post-injection de coulis de ciment sur la base des tirants d’ancrage.’

Essai de 32 heures

Marc Verlinden : ‘Avant de pouvoir forer les ancrages définitifs, il a fallu présenter des essais positifs des ancrages. Ils consistaient à tester des tirants d’ancrage à l’endroit où ils doivent être mis en place, avec deux fois la charge de service qu’ils devront supporter au mur de quai. En d’autres termes, l’ancrage doit rester en place, même sous une force de traction du double de la charge de service. Cet essai dure 32 heures par tirant d’ancrage.’

Le projet avec les tirants d’ancrage a débuté en 2015 et devrait se terminer en 2017.